Voix d'automne

 

(sur un air de Juvénal et de Pessoa débutants)

 

Voici une bande de cons

Et de sales connes

Péteront-ils des sons

Dans le bocal de leurs cochonnes

Ou sur la trique de les sodomes?

 

Bande de cons, connes, tas d’esclaves !

Avec vos lasers entre les jambes

Et vos tonnerres sur le bout de la langue,

Connaissez-vous la nature

Au lieu de baigner dans l’ordure ?

Avez-vous pénétré le secret de l’immense toiture

Ou monté le cul de vos voitures ?

 

Ah, pédés fondés sur le néant hétérodoxe,

Et vous, horribles déçus des seins de l’orthodoxe

Foutoirs aboutis dans la rédaction du journal de province

Qui publie des mariages

Sur la page mortuaire à côté des pubs pour solitaires

Ténias de la face claire du monde, oh oui, trop claire !

Brûlez-vous en enfer parmi les rendez-vous d’affaires ?

Ou cherchez-vous l’éther déchirant du slip d’une prépubère ?

Pire, croyez-vous en la vérité œcuménique !

 

Ah, ratés de l’Univers !

Inconnus enfin dévoilés !

Foires aux strings et aux tenues d’hiver !

Pourvu que l’été soit dur et prospère

Que l’attaque des comètes qui palpitent

En attendant de montrer leur bitte

Aux enfants qui pleurent de rire

Permette que le printemps arrive

Et la belle vision d’une femme en chemise

Et d’un homme en culotte

Qui se déshabillent

Car ils sont devenus des bêtes qui s’aspirent.

 

(2004)